‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 105 sur 171 · Supra, p. oO · texte numérisé non relu

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programme sur le protectionnisme, des notes dans la Gazette de l'association agraire, et encore a-t-il dans son tiroir plusieurs « inédits », — qui ne seront jamais publiés.

Tout ce qu'il a donné à l'impression dans cette première phase de sa vie littéraire est soigné et fini, car il écrivait à son heure, quand la pensée était mûre, sans la hâte de la composition nécessaire. Mais tout n'a point une égale portée : parmi ces articles, plusieurs sont techniques et d'intérêt relatif, mais deux sont de maîtres morceaux.

Pour son début il donne dans la Bibliothèque universelle de septembre 1843, en une vingtaine de pages, un compte rendu de l'ouvrage d'un riche érudit de Genève, M. LuUin de Châteauvieux, mort depuis peu et dont avait été publié un honnête récit sur ses Voyages agronomiques en France : Cavour Tavait connu et aimé ^ et lui rendait un pieux hommage en brodant sur son ouvrage un joli panég3Tique de la vie aux champs -. Il faisait certainement retour sur son propre destin, lorsqu'il écrivait : « Au premier abord, l'agriculture a peu d'attrait... Il est tout naturel que l'habitué des salons éprouve une certaine répugnance pour des études qui commencent par l'analyse des fumiers, et qui s'achèvent au miheu des étables ; il trouvera d'abord ces travaux champêtres fastidieux, monotones, puérils même. Cependant s'il parvient à surmonter ce premier dégoût, s'il peut se résoudre à diriger les plus simples opérations agricoles, à faire semer un champ de pommes de terre, ou à élever une jeune génisse, il s'opérera presque à son insu une transformation dans ses goûts et ses idées; il découvrira dans la pratique de l'agri-

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