‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 118 sur 171 · W. de La Rive. Camille de Cavour, p. 135 et suiv · texte numérisé non relu

W. de La Rive. Camille de Cavour, p. 135 et suiv

inséparable de la résolution de savoir ; devant une machine nouvelle, il s'arrêtait, examinant les moindres rouages, demandant le pourquoi du plus petit ressort, s'informant avec une persistance sans pitié. Dans l'ensemble, si complexe et varié, de l'industrie à Londres, deux branches l'intéressaient particulièrement, parce qu'il en voyait pour son pays l'application immédiate et pratique : la construction des machines agricoles, où l'Italie était alors très retardée, le développement des voies ferrées, et il n'en était point dans son pays. « J'ai déjà assez voyagé sur les chemins de fer, écrit-il. Ce que j'en ai vu me fait plus que jamais désirer de les voir étabhr sur le continent. Les distances n'existent plus en Angleterre. »

Bientôt il part pour la campagne anglaise où il veut étudier sur place les procédés de la grande culture. Le hasard d'un dîner l'a mis en relation avec M. Davenport, l'un des plus importants propriétaires du Gheshire, qui lui propose de séjourner dans son château. Cavourne manque d'accepter, et dans une des terres les mieux aménagées d'un des plus riches comtés de l'Angleterre, il étudie à loisir les procédés généraux et les perfectionnements les plus récents de l'agriculture '■. De là il passe dans le Norfolk et le Worcestershire où il complète ses observations ; il les a consignées dans une longue note, retrouvée dans ses papiers^, peut-être destinée à la publication, et dont il s'est servi pour rédiger plusieurs de ses articles : il y constate les « merveilleux changements » opérés dans l'agronomie par l'application de la science à la culture : l'adoption d'un meilleur système d'assolement, l'emploi des amendements calcaires et des tourteaux d'huile, l'utilisation des engrais chimiques; en même temps l'application de la mécanique à l'agriculture a diminué les frais de

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