Dans Chiala. Leltere di Cavour, t. V, p. cxxvii et suiv
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production en augmentant la masse des produits, par l'usage de houes, herses et semoirs mieux combinés et des machines à battre, multipliées dans tout le pays ; des progrès analogues ont été réalisés pour l'éducation des animaux domestiques par la création de races nouvelles et si bien en chairs, que l'équilibre a pu se maintenir entre la production et une consommation sans cesse croissante. Enfin la multiplication des voies de communication, routes, canaux et raihcays a puissamment contribué au progrès et au développement de l'agriculture sur toute l'étendue du royaume, en facilitant, dans les meilleures conditions, le transport des céréales, légumes et bestiaux.
Ces observations sur place, c'est tout un programme de renaissance économique qu'il va mettre en application sur ses propres terres, dont il réclamera l'adoption dans sa patrie avec une persévérance et une activité de chaque jour.
Au début de l'été de 1843, il rentre en Piémont: son voyage lui a été profitable, plus encore peut-être en Angleterre qu'à Paris, car si dans notre capitale il a joui des plus fins plaisirs que peuvent donner le monde et les lettres, dans le Royaume-Uni il a ramassé un riche trésor de constatations dont il va tirer parti, soit dans ses articles, qui en sont presque tous tirés, soit au mieux de ses intérêts privés.
Après huit mois de Genève, Paris et Londres, « retomber tout à coup à Turin, passer sans transition des salons du duc de Broglie et du marquis deLandsdownedans ceux où l'esprit rétrograde règne sans opposition, la chute est violente ». Et — non moins qu'en 1835 — , Cavour s'en déclare « tout meurtri, au moral comme au physique » *. A cette meurtrissure, il n'est qu'un bon remède, le travail, et Cavour s'y met furieusement.