‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 122 sur 171 · Cavour à M°"> de Circourt, Turin, 184:j · texte numérisé non relu

Cavour à M°"> de Circourt, Turin, 184:j

PUBLIGISTE ET HOMME DAFFAIRES 283

lui permettait de constater quel franc succès lui avaient assuré son travail, son intelligence, ses recherches, son esprit d'initiative. Désormais, Torganisation du domaine était parfaite ; les canaux d'irrigation donnaient à plein flot, et Feau ne fécondait la terre qu'après avoir mis en mouvement les roues des moulins et des machines. S'il n'avait point été possible d'assainir complètement le pays, car les rizières sont en eaux croupissantes et les moustiques y pullulent, du moins Cavour avait-il restreint le mal en creusant quelques fossés, et l'avaitil combattu en améliorant les habitations et en installant une pharmacie \

De plus en plus, il s'efforçait de perfectionner la culture en y apportant des procédés scientifiques. Sans doute, en bon rural, il se déclarait avant tout homme de pratique et raillait les purs théoriciens, ces « farceurs à établissements modèles '» . Mais, dans cette pratique, il voulait apporter tous les perfectionnements des sciences, alors à leurs splendides débuts. En posant, après une longue étude, un ouvrage de Boussingault, l'illustre chimiste français, Camille écrivait : « Depuis la lecture de ce livre, l'agriculture a pour moi tout l'attrait d'une science^. » A son retour de France, d'Angleterre surtout, il avait pu constater combien les agriculteurs italiens étaient en retard à cet égard : chez eux, disait-il, grande habileté pratique, mais peu de science. 11 voulait garder la première, développer l'autre, chez lui, autour de lui. Ses voyages, ses études l'avaient mis en avance d'un demi-siècle : il prétendait dès 1845 industrialiser l'agriculture.

Il y tendait par tous moyens : par la machinerie d'abord, car le progrès et la concurrence n'admettent plus la houe

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