Lettre de Cavour, sans date, mais probablement de
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antique et le battage au fléau. Entré en relations avec un ingénieur de Novare, M. RoccoColIi, savant, curieux de nouveautés, il entretenait avec lui la correspondance la plus suivie, — les lettres se suivent presque tous les mois', — et lui commandait sans cesse les outils de la plus récente invention : herses Yalcourt et herses brevetées en Angleterre, coupe-paille de nouveau modèle, ventilateur pour batteuse de riz, roues hydrauHques à réaction... Pendant des années il médita et prépara, enfin il réalisa la construction de certain moulin « à l'américaine » qui devait économiser le temps et les forces de ses ouvriers.
11 voulait accroître la fécondité originaire du sol par de nouveaux engrais; aux fumures naturelles, produits de ses troupeaux, il s'était contenté d'abord d'ajouter le guano. C'était alors presque une nouveauté en Piémont et Gavour en avait constaté les heureux résultats obtenus par les agriculteurs anglais ; il en fait donc venir quelques sacs d'Angleterre, en féconde ses terres, ses voisins sont émerveillés, demandent au propriétaire de Léri de leur en céder, et voilà Cavour desenu marchand de guano, qu'il fait venir en masse d'Angleterre par l'intermédiaire de son banquier génois, de La Riie'. Désormais les cultivateurs piémontais sont convertis aux fécondants e.xotiques et ajoute Gavour, « voyant le succès prodigieux que le guano obtient auprès de nos agriculteurs, je me suis dit que le pays était mûr pour une fabrique d'engrais ' ».
G'était là une véritable révolution économique, l'introduction de la chimie dans la culture, et qui ne devait point être
1. Cette correspondance avec Golli, 1res intéressante, est trop technique pour être reproduite ici, et se trouve dans Ciiiala, Leltere, t. let V, années 1843 et suiv.
2. Cavour à de La Rue, 31 ;ioùt 1844. 22 octobre 1845, 26 octobre 1846, etc.