‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 125 sur 171 · W. de La Rive. Le comte de Cavour, p · texte numérisé non relu

W. de La Rive. Le comte de Cavour, p

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gain si ses collaborateurs n'y ont leur part. On a trouvé dans ses papiers des notes inédites sur les classes laborieuses en France et en Angleterre et il écrivait alors à un correspondant anglais, Abercromby : « Agriculteur moi-même..., je puis certifier que si pendant Tépoque des très bas prix des produits agricoles le produit net de nos terres a diminué, nous n'en avons pas moin*? tiré de bons revenus et ce que nous avons perdu a été gagné et au delà pour les classes ouvrières qui ont joui pendant des années d'un surcroît d'abondance \ »

Enfin, pour développer l'industrie comme lagriculture, l'argent est nécessaire, nerf de la paix ; il en a eu, lors de ses débuts, la cruelle expérience. Il médite donc dès lors la création d'une banque agricole pour assurer « à l'industrie agricole une institution sur des bases analogues à celles des banques françaises '... Grave question, écrit-il, que de déterminer la forme à donner aux institutions de crédit dans notre pays, où l'industrie du sol est tellement prédominante ^ ».

Son esprit alerte est sans cesse en gestation de nouveaux projets : vastes coupes de bois, introduction en Piémont de la culture de la betterave, exportation des asperges, création d'une rafTmerie de sucre, importation de nouvelles races de moutons ou de gros bétail. Mais tout flamme pour inventer une nouvelle affaire, il est tout calme et sagesse pour la lancer : la betterave réussira-t-elle dans le sol gras du Piémont ? les raffineries de sucre n'ont-elles point donné de médiocres résultats en Angleterre et dans le nord de la France ? Sept années durant, il étudie ces questions '" ; et ainsi,

i. Berli. Cavour avanie il iS-'iS, p. 28o.

2. Le crédit foncier, d'ailleurs assez mal organisé en France à cette époque.

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