‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 128 sur 171 · Cavour à E. de La Riie, 22 octobre lS4o · texte numérisé non relu

Cavour à E. de La Riie, 22 octobre lS4o

Cavouu. — I. 19

besoins nouveaux, et Cavour entrevoit la nécessité de deux grands établissements, Fun à Gênes, l'autre à Turin. La fondation de la Banque de Gênes ne soulève pas de graves objections, et le ministre des Finances, comte Gallina, que Cavour en entretient \ s'y montre de suite favorable ; la seule difficulté réside dans la répartition des actions, car le gouvernement n'en accorde qu'un tiers aux fondateurs et veut que les deux autres tiers soient répartis par la Chambre de commerce entre les divers souscripteurs : or ceux-ci sont nombreux et Cavour ne prévoit pour chacun qu'une faible participation, signe favorable. A Turin, Cavour veut créer une Banque d'Escompte, convaincu qu'elle trouvera de riches débouchés dans le commerce des soies, des céréales, du vin ; ici, les résistances sont plus vives, le comte Gallina ne croit pas « le projet fort avantageux pour le pays », il y a des adversaires à convaincre comme ce banquier qui « pérore pendant une heure contre la Banque de Tarin »,. déclare l'affaire détestable, et finit en demandant une participation d'un quart; et Cavour « de partir à ces mots d'un grand éclat de rire' ». Finalement « tout le monde veut en être », et c'est un nouvel embarras, car plusieurs émettent la prétention d'un véritable privilège, or Cavour entend conserver une part sérieuse : lanceur de l'affaire il doit en tirer bénéfice. Le projet s'enlise, puis il reprend sous l'énergique impulsion de Camille et finalement la Banque de Turin est londée le 16 octobre 1847 : Cavour est membre du premier conseil d'administration \

A ce moment Cavour est au premier rang, en vedette,

\. Cavour à E. de La Riic, 17 mars 1844 et suiv.

Page 1