‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 129 sur 171 · Cavour à E. de La Rue, 14 juin · texte numérisé non relu

Cavour à E. de La Rue, 14 juin

3. Par décret du 14 novembre 1849, approuvé par lu loi du 9 juillr 1 18;i0, la banque de Turin fusionna avec la banque de Gênes pour devenir la banque nationale des Etats sardes.

parmi les agriculteurs et les hommes d'affaires du Piémont. Il n'est entreprise à laquelle il ne s'intéresse : création de vastes usines, introduction du gaz dans les principales villes du royaume, importation ou exportation des céréales, de la soie et du vin, spéculation sur le change, etc.. « Ainsi disséminée sur une foule d'objets, a écrit un de ses parents, l'énergie intelhgente de Cavour semble être tout entière consacrée sur chacun, tant il met de feu à organiser une affaire, de sagesse à la mûrir, de persistance à la conduire ; le dessein du jour ne lui fait pas oublier celui de la veille, ni pour un instant négliger l'œuvre déjà entreprise ^ » Il a réalisé le projet de sa jeunesse ; « cadet de famille », il s'est « créé un sort à la sueur de son front " » ; de son activité, il a tiré une fortune ^ et il peut donner libre cours à son goût de vie large et dispendieuse.

Près de six années avaient ainsi passé au cours desquelles s'étaient transformés l'existence et le caractère même de Cavour. Par les voies diverses de l'agriculture, du négoce, de l'industrie, de la finance, il est parvenu à la richesse ; par son activité à l'Association agraire, il a pris contact avec les discussions publiques et même, à son détriment, avec le suffrage électoral ; par ses articles, il s'est assuré une réputation de bon aloi. Et, en toutes affaires publiques et privées, il a acquis une compétence singulièrement étendue, qui lui permet de débattre sur le champ les questions les plus diverses, d'agronomie comme d'économie politique, de

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