‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 141 sur 171 · Cavour à W. de La Rive, 7 mai 1847. LeUere, t. V, p · texte numérisé non relu

Cavour à W. de La Rive, 7 mai 1847. LeUere, t. V, p

poussait la production de sa fabrique d'engrais chimiques, s'enthousiasmait pour un arrivage de guano, de qualité supérieure car il « empestait » abominablement : tout dans la vie agricole arrêtait son attention, céréales, asperges, bestiaux, forêts, mûriers et versa soie. D'ailleurs il continuait à traiter des affaires et pour de gros chiffres ; établissement de chemins de fer, marchés pour des rails ou des traverses, secouant le Secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Desambrois, « un gros lourdaud », rabattant des entreprises « avantageuses » pour la maison de La Rue, dont il exigeait d'ailleurs « l'option en compte à demi ^ », et il portait son entregent, son activité dévorante sur la création de la Banque de Turin, qui, on l'a dit, devenait sa chose.

Alors il semblait, il déclarait ne plus vouloir être rien d'autre qu'un agriculteur et un homme d'affaires. Mais, « chassez le naturel, il revient au galop », sans cesse, entre deux phrases, paraît dans ses lettres un petit mot, un rien sur la politique, car il y pensait toujours.

Ainsi en cet été 1847, le pape hésitait sur la voie à suivre, « le Piémont n'avait point fait un pas " » suivant l'expression de Balbo, Cavour jurait de ne plus s'occuper de politique ; à ce moment, une maîtresse sottise de l'Autriche allait les secouer tous, et déclancher en Italie un mouvement d'une force telle que rien ne pourra l'arrêter ; cette maladresse, c'est l'occupation de Ferrare.

L'acte final du Congrès de Vienne, dans son article 103, donnait à lempereur d'Autriche le droit de garnison dans la

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