‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 145 sur 171 · lin l'honneur de la révolution de Lucques, supra, p · texte numérisé non relu

lin l'honneur de la révolution de Lucques, supra, p

ennemis, le libéral Yillamarina et le réactionnaire La Marguerite, il raillait :

Il fut appelé Tentenna le premier Tantôt le berçait Biaise, et tantôt Martin, Mais l'un vite, l'autre lentement, Et le roi disait : Vite, lentement.

Bien Biaise, très bien Martin ^.

Le syndic de la ville se rendit auprès du roi pour protester contre les brutalités des agents. L'Inspecteur général de la Police voulut couvrir ses subordonnés, et prit un arrêté interdisant les rassemblements de toute nature sur la voie publique, ce qui était d'une belle maladresse. « La réaction commence, notait Gavour, et les ultras relèvent la tète ". » Ainsi, dans la situation si nerveuse où se trouvait la capitale depuis un mois, l'affaire devenait mauvaise.

Le ministre de la Guerre et de la Police, Villamarina, se trouvait dans une position délicate ; naturellement les répressions policières avaient été faites en dehors, au-dessous de lui, et, libéral par nature et par politique, il ne pouvait que les désapprouver ; l'arrêté de l'Inspecteur général interdisant les rassemblements ne lui avait pas été communiqué ; et pourtant ministre de la Police il était responsable devant l'opinion publique des actes de ses subordonnés. Aurait-il voulu les frapper, il n'eût pu, une volonté plus haute que la sienne les couvrant. Pour se dégager de cette fâcheuse situation, il demanda au roi d'être relevé de ses fonctions pour la police seulement. Deux jours après, de bon matin, un grand laquais se présentait au ministère de la Guerre porteur d'une lettre du roi ; Villamarina y apprenait que toutes ces ovations

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