‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 165 sur 171 · Voyez supra, p · texte numérisé non relu

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l'Eglise*. Pour quitter le journal Balbo eut une raison bien trouvée, le roi l'appelait à former le premier cabinet parlementaire. Gavour conserva la direction du Risorgimento avec Cassinis pour sous-directeur et la plupart des membres du groupe pour collaborateurs

Tous ainsi travaillaient et le ministère plus qu'aucun autre : le 4 mars, le statut était arrêté dans sa forme définitive en conseil présidé par le roi : au nom de tous, le vieux comte Borelli exposa qu'à une situation nouvelle il fallait des hommes nouveaux et que les ministres résignaient leurs fonctions, puis doucement, il s'approche du monarque ; mit genou à terre et baisa la main qui avait signé le statut '.

Le lendemain, le statut était publié.

Il était temps, et la concession du régime représentatif était, à ce moment précis, un coup de génie pour la maison de Savoie. Les trônes s'ébranlaient, dans un des plus puissants mouvements révolutionnaires qu'ait connus le monde : à Paris, à Berlin, plus tard à Vienne, à Rome, les monarques fuyaient ou s'humiliaient ; pour n'avoir point accordé quelque chose, ils perdaient tout. Et à cette même heure, le roi de Piémont, pour avoir octroyé le statut de la liberté politique, gagnait la confiance de l'Italie entière et assurait la renaissance de la Patrie. Sans doute, Charles- Albert ne devait luimême dans cette révolution que connaître des déceptions et des désastres, et, sans voir l'Italie refaite, il allait mourir sur la terre étrangère. Qu'importe la disparition d'un homme, si l'idée demeure et triomphe. La monarchie de Savoie avait groupé autour d'elle ses enfants par un pacte de libre et volontaire solidarité. Aux jours de malheur ou de réaction,

1. Predari. / primi vagiti, p. 246 ; Gavour à M»* de La Rive, 13 février

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