‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 20 sur 171 · La Icitre entière dans Ruffini, p. o9 à · texte numérisé non relu

La Icitre entière dans Ruffini, p. o9 à

civilisation, voilà quelle était la philosophie de ce précoce « libéral réaliste ».

Cependant la carrière du jeune officier l'entraînait loin de Turin. Au mois d'octobre 1828, il avait été envoyé avec d'autres officiers étudier les fortifications de Vintimille. Les traités de 1815 avaient alloué au Piémont une certaine somme sur le tribut imposé à la France, mais à condition de barrer de forteresses les routes qui de l'ouest mènent en Italie le long de la Méditerranée et par les vallées perpendiculaires ; protection moins contre les soldats que contre les idées de la France ^ Il avait paru de plus nécessaire de laisser à la bonne nature le soin de défendre contre les invasions voisines un pays d'accès difficultueux, si bien que lo route de la Corniche, commencée sous Napoléon, n'avait point été achevée. On ne pouvait se rendre de Gênes à Nice que par mer ; en décembre 1826, le roi voulut, après un séjour à Nice, rentrer dans ses États par voie de terre, il y dut renoncer, partit sur un vaisseau-amiral, fut « ballotté pendant quarante-huit heures par vents contraires », revint à Villefranche, et y attendit patiemment pendant une semaine une mer favorable : c'était un voyage un peu lent, le roi y mit douze jours ^ On se remit avec ardeur à travailler au chemin merveilleux entre mer et montagne. Mais ainsi ouvrait-on la voie à toutes les influences françaises, car « cette frontière n'avait de défense que celle que lui donnait une route presque impraticable'^ ». Le gou-

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