‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 29 sur 171 · Cavour au comte de Scllon, 16 janvier · texte numérisé non relu

Cavour au comte de Scllon, 16 janvier

'2.. M. de Chasteau au comte Mole, 23 août 1830, le baron Schiatïino, 9 septembre.

'6. Le baron Schiaffino au ministre des Affaires étrangères, 1"J août 1830.

de fortes instructions du comte Mole S amenèrent à conciliation le cabinet de Turin, qui se prépara à reconnaître le nouveau gouvernement français, en soupirant.

Le jeune Cavour ne soupirait pas, il exultait.

C'est en déjeunant avec son ami David de La Riie, qu'il apprit par une lettre particulière, avant que nul n'en connût rien, même au Palais gouvernemental, la publication des ordonnances et l'éclat du mouvement parisien ^ D'enthousiasme, il courut à la Direction du Génie annoncer la bonne nouvelle à son ami Cassio et entamer une vive discussion avec un camarade légitimiste, le comte Ruggero Gababone di Salmour, que les deux jeunes libéraux avaient surnommé « Polignac ». Le lendemain, tous deux savent le complet succès de la Révolution, la fuite de Charles X, l'avènement de la monarchie populaire ; leur enthousiasme est à l'apogée, « sans habit, les manches de chemise retroussées, tenant à la main un coupe-papier en guise de couteau, ils courent dans les couloirs du Padiglione en criant : Vive la République, à bas les tyrans ; et se précipitent dans la chambre de Salmour en riant et criant : A mort Polignac ».

Gènes avait accueilh ces nouvelles avec faveur : le souvenir y était resté vif de l'antique liberté pratiquée pendant des siècles alors que le peuple se gouvernait lui-même par les magistrats qu'il nommait; l'aristocratie elle-même était restée libérale. Or le nouveau gouverneur, M. de Venanson, qui avait, pour employer une expression de M. de Barante, « toute la jactance de l'absolutisme » "% mal vu de la noblesse,

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