‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 35 sur 171 · Mazzini. Opère, I, 52 ; III, 315 ; IX · texte numérisé non relu

Mazzini. Opère, I, 52 ; III, 315 ; IX

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ua conspirateur, « il n'est point de carrière plus sainte au monde que celle du conspirateur, qui se constitue le vengeur de l'humanité et l'interprète des lois éternelles de la nature » ; il lui notifiait que le monarque sarde n'était que « souverain d'un fief allemand » ; et, avec une réelle éloquence le sommait de se mettre à la tête de la nation en écrivant sur son drapeau : Union, Liberté, Indépendance. Répondez, criait-il en terminant, la postérité vous proclamera « le premier parmi les hommes d'Italie ou le dernier parmi ses tyrans ». Stupéfait de tant d'effronterie, le gouvernement de Turin se réveilla et ne se rassura qu'après qu'une condamnation, d'ailleurs par défaut, eût rappelé mais en vain, le jeune Mazzini à plus de déférence.

Telle était la situation en Italie au moment où le lieutenant Cavour était rendu à la vie civile, et, en vérité, il semblait qu'il n'y eût le choi.x dans la politique qu'entre la réaction et la révolution.

Il ne voulait ni l'une, ni l'autre.

De la réaction, il avait horreur, et elle le lui rendait. On a retrouvé aux archives de Vienne les notes que la police impériale prenait sur les notables piémonlais, Camille de Cavour y est en bonne place. « Je le considère comme un homme très dangereux, écrivait le comte de Bombelles au ♦ gouvernement de Milan le 2 octobre 1832, et tous les essais faits pour le ramener ont été infructueux. » Et comme l'ambassadeur d'Autriche à Turin apprenait que Camille se préparait à voyager en Lombardie, il ajoutait : « Il mérite donc une surveillance suivie'. » La police sarde avait pareille opinion, et elle ne manquait point de communiquer ses renseignements au roi, depuis longtemps fixé sur les péchés de

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