‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 40 sur 171 · Diario, 20 juilleH834, p · texte numérisé non relu

Diario, 20 juilleH834, p

assura qu'il ferait ce qu'il pourrait pour lui créer une occupation à la fois lucrative et intéressante et lui donner les moyens de se créer un sort par lui-même '■ ».

L'occupation était toute trouvée : c'était la gestion des domaines de son père, véritable vocation de Camille où il devait plus tard retrouver son équilibre moral. Déjà en 1833, le marquis Cavour appelé aux fonctions « honorables, mais infiniment laborieuses de Maire de T^irin », avait chargé son fils cadet, Taîné voyageant en France, de gérer « ses entreprises agricoles et commerciales- ». Et Camille s'était mis au travail avec joie : il allait à Grinzane discuter avec les fermiers, à Albe dîner chez l'évéque avec les fonctionnaires locaux, distribuait à ses gens des conseils.d'agriculture et des semonces morales, épluchait les comptes avec son intendant, « lui prodiguant les noms les plus doux, tels que ceux de menteur, de voleur et autres », intervenait en moraliste dans les scandales campagnards, et passait des soirées charmantes chez l'intendant de la province, comte Sonnis, « vrai type du libéral consciencieux d'une petite ville de province ». A le voir s'intéresser à tous les menus faits de la vie locale, curieux de tous progrès agricoles, soucieux d'assurer à ses cultivateurs plus de bien-être et plus de vertu, on le trouve dans sa vraie voie, the right man in the right place, aurait dit son ami Brockedon .

Malheureusemen t les fonctions syndicales ne duraient qu'une année en Piémont et encore cette année de labeur fut-elle -interrompue pour Camille par un long séjour en Suisse, probablement motivé par des raisons de prudence politique'. Au début de 1834, le marquis Cavour reprenait la gestion de ses

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