‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 62 sur 171 · Ruffini. La Giovinezza del conte Cavour, F · texte numérisé non relu

Ruffini. La Giovinezza del conte Cavour, F

davantage », écrivait-il en les comparant aux peuples qui attendent tout de leur gouvernement*. Il remarquait un « besoin général d'améliorer », ne se perdant point en discours, mais aboutissant à un travail opiniâtre, « réforme des prisons, réforme des écoles, réforme des institutions charitables, etc.. » Et il concluait : « Comme il y a dans la nation anglaise un esprit de persévérance et de suite, je ne doute pas qu'on n'opère de grands changements au profit de l'humanité'. »

En arrivant à Bruxelles le 7 juillet 1835, toujours accompagné du fidèle Santa-Rosa, Cavour voulait avant tout étudier les institutions pénitentiaires de la Belgique ; c'est une vieille tradition dans le jeune royaume de devancer les autres peuples en pareille matière et les notes très intéressantes de Cavour montrent qu'en 1835 la Belgique avait su créer tout un ensemble d'établissements de préservation et de répression : Camille et son ami visitent une colonie de jeunes détenus, grand domaine exploité par l'enfance coupable, donnant des résultats matériels excellents et moraux « moins mauvais qu'on ne l'imagine » ; ce n'est que plusieurs années après qu'une organisation aussi saine et spacieuse a pu être créée en France par M. de Metz à Mettra3\

Les deux voyageurs se rendent ensuite dans une colonie libre où 55 familles et 260 individus travaillent pour le compte d'une compagnie ; c'est une sorte de phalanstère agricole, bien installé, maisons propres, spacieuses, soigneusement

1. « L'esprit d"individualilé est la base du caractère anglais », écrivait Tocqueville presque le même jour, 30 mai 1835. Loc. cit., p. 35o.

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