‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 2)Chapitre 76 sur 171 · Cavour à Auguste de La Rive, i>l mai · texte numérisé non relu

Cavour à Auguste de La Rive, i>l mai

3. Cavour à Emile de La Rue, 27 juillet 1836. Bert. NouveHes LeHres, p. 1.

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plans ; mais à une étude attentive, la question ne lui paraît point mûre : il sait que les fabricants du nord de la France sont en désaccord et dans les premiers tâtonnements d'une industrie nouvelle et compliquée ; « les éléments manquent encore pour asseoir notre jugement ». Il parle le langage de la saine raison : « Il est plus sage de suspendre lexécution des projets de fabrication pour le moment. Laissons Findustrie saccharine se développer et s'asseoir sur des bases fixes. Préparons-nous seulement à profiter des travaux et de l'expérience des autres. » Cultivons avec abondance la betterave, employons-la comme nourriture pour le gros bétail, et, le moment venu, « nous pourrons sans peine créer un établissement pour tirer (de cette racine) le sucre qu'eUe contient ' ». Et, en effet, c'est dans une phase suivante de sa vie, entre 1841 et 1847, que mettant à profit ce qu'il a vu au cours de ses voyages en France, Cavour cherchera à « industrialiser » la culture, en installant à Léri ,soit des machines, soit des usines agricoles.

Pour l'heure il s'agit de tirer le meilleur parti du sol, en développant le cheptel : son troupeau bovin est important, et sans cesse il l'accroît en plaçant du jeune bétail au paccage d'été dans un alpage bien situé, à Mentoulles, où luimême séjourne pendant les lourdes chaleurs^ ; il voudrait bien en importer en France, mais la Chambre des Députés à Paris est protectionniste, et déjà Cavour s'enquiei't des prochaines élections, « la nouvelle Chambre sera-t-elle plus favorable que l'ancienne aux réformes commerciales... Comme agriculteur je désire vivement qu'on diminue les droits d'entrée sur la viande de boucherie et sur les laines ' ».

i. Au môme, janvier 1837.

± Cavour à l'abbé Frczcl. 15 mai 183", 20 avril 1838.

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