‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 101 sur 347 · Supra, p · texte numérisé non relu

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pourparlers préliminaires, que le début des hostilités ne serait ni antérieur à la fin d'avril, ni postérieur au début de juillet; comme le général Niel signalait en conséquence au roi que la guerre n'était point immédiate et qu'il « fallait attendre », Victor-Emmanuel, relevant la tête de ce coup brusque qui lui était accoutumé, vraiment royal, répartit : « J'attends depuis dix ans1 ».

Trois mois après, les hostilités s'engageaient sur le Tessin, et les soldats français accouraient à la rescousse.

Pendant ces négociations, les formalités du mariage se déroulaient rapidement et la conclusion du traité ne pouvait que les hâter. Par sa haute stature, sa superbe napoléonienne, son intelligence brillante, sa conversation animée, le prince Napoléon avait plu, même à la jeune princesse. Le 23 janvier, le jour où les termes du traité politique étaient arrêtés à Turin, le général Niel présentait au roi la demande en mariage, immédiatement agréée. Le roi, le prince Napoléon, les diplomates désiraient qu'il fût célébré « le plus promptement possible, afin de couper court à l'agitation qu'excite naturellement dans tous les esprits la perspective d'un pareil événement2 ». L'empereur télégraphia de Paris que « tout le monde était frappé des inconvénients d'un mariage si précipité », il fallait au moins attendre « huit jours » afin de faire les préparatifs convenables; d'ailleurs, lui-même eût voulu gagner plus de temps encore pour retarder la guerre3. Le prince Napoléon répondit que le mariage avait été pressé conformément aux ordres de l'empereur; quant à la guerre, les traités ne fixaient pas de date et « trois mois de calme étaient assurés »; il

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