‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 150 sur 347 · G. Bapst, Le maréchal Canrobert, II, p · texte numérisé non relu

G. Bapst, Le maréchal Canrobert, II, p

conduire ses troupes non en Italie, mais sur le Rhin1 ». Dès le début des hostilités en Italie, la Gazette de la Croix, organe des Junkers, réclamait l'intervention de la Prusse en faveur de l'Autriche; le parti libéral était gagné au mouvement, et, à la fin de mai, les Grenzboten proclamaient qu' « une guerre de la Prusse contre la France était inévitable, guerre prochaine, guerre à mort ». Etait-ce là cette « bonne attitude de la Prusse », qui réjouissait le comte Walewski3?

Des moyens et petits Etats de l'Allemagne, il ne fallait attendre que cris de haine et de colère : la Bavière, unie par tant de liens à la maison de Habsbourg, les autres par haine de Bonaparte, accompagnaient de tous leurs vœux les armées autrichiennes, en attendant le jour de les renforcer de leurs contingents ; à la Diète de Francfort, la grande majorité était disposée à une intervention en faveur de l'Etat-président, Bundespraesidium. Cavour avait pensé à porter plainte devant la Diète à raison de l'attaque autrichienne : la Russie et la France Tengagèrentà n'en rien faire, crainte d'un fâcheux résultat3. Et le ministre du Foreign office était bien informé, qui écrivait dès le 30 avril : « Si les Français entrent dans le Tyrol, la Confédération sera tenue de venir en aide à l'Autriche, ce que la Prusse désire vivement1 ».

Tout cela prêtait à sérieuses réflexions.

Les hostilités s'étaient engagées à l'improviste le 20 mai. Ghilay, qui promenait ses troupes entre le Tessin et la

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