‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 152 sur 347 · Supra, t. II, p. 89 et suiv · texte numérisé non relu

Supra, t. II, p. 89 et suiv

2. Sur le champ de bataille, les zouaves du 3e régiment décernèrent au roi les galons de caporal.

3. Dès le 2 juin, la division Camou avait passé le Tessin en face de Turbigo.

4. Épuisement des troupes, fautes de commandement, erreur de l'empereur, — explique Govone, note du 10 juin, Mémoires, p. 120, — sans quoi l'ennemi eût été cerné.

espérances suscitées par son appel du 3 mai. « Italiens... je ne viens pas ici, dit-il, avec un système préconçu pour déposséder les souverains, ni pour vous imposer ma volonté; mon armée ne s'occupera que de deux choses : combattre vos ennemis et maintenir l'ordre intérieur. Elle ne mettra aucun obstacle à la libre manifestation de vos vœux légitimes... Profitez donc de la fortune qui s'offre à vous! Votre désir d'indépendance, si longtemps exprimé, si souvent déçu, se réalisera, si vous vous en montrez dignes. »

Le 8 juin, encore, la sanglante bataille de Melegnano contraignait les Autrichiens à se retirer dans la Lombardie orientale.

Celte rapide succession de victoires, qui en quinze jours avaient libéré le Piémont et délivré Milan, souleva dans toute l'Italie une émotion et un enthousiasme prêts à passer en actes. Les monarques vainqueurs annonçaient l'indépendance, les peuples réclamèrent l'unité1 : le mouvement de 1848 avait déjà produit un tel effet.

Pour la Lombardie, nulle hésitation: Cavour s'empressa de prendre les mesures nécessaires pour incorporer la province dans la monarchie sarde; le 7 juin, M. Vigliani, magistrat sage et ferme, était nommé gouverneur de la Lombardie ; un décret du 8 organisa la prise de possession de la province 2 et Cavour se rendit à Milan pour en assurer la bonne exécution. II avait résolu d'agir avec vigueur. « Nous ne sommes plus en 1848, écrivait-il quelques jours après au nouveau gouverneur,

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