Benedek, Xachf/elassene Papiere, p
3. Toutefois, le corps d'armée.Mae-Mation franchit le Mincio des le 27 juin.
Cavocr. — m. 15
On croit alors, dans toute l'Italie, à la glorieuse poursuite des victoires : des hauts faits dans le quadrilatère, la flotte franco-piémontaise abordant le port de Venise, l'ennemi bouté hors de tout territoire italien1. Cavour préparait déjà des renforts avec activité, « car il était d'une immense importance politique que l'on dît en Europe qu'après l'occupation de la Lombardie, l'armée a été augmentée2 ». Et tous pensaient avec cet officier qui écrivait quelques jours auparavant : « Nous sommes pleins de confiance et croyons que rien ne nous résistera 3 » .
A ce moment précis, la guerre est interrompue net, et, en trois jours, la paix conclue.
Pendant cette deuxième étape de la guerre, les puissances neutres ne demeuraient point inactives, ne pouvant se désintéresser d'une guerre qui transformait l'état de choses né des traités de 1815 et déplaçait l'équilibre européen, — c'était le langage du temps. La Russie et la Prusse redoutaient que le mouvement révolutionnaire, si puissant en Italie, s'étendît à la Hongrie, aux provinces polonaises, aux principautés danubiennes, et Walewski voyait juste quand il signalait la répercussion qu'aurait à Pétersbourg comme à Berlin l'entrée en campagne de la légion magyare.
La Prusse, enfin, suivait avec une attention passionnée un combat où son confédéré était si vivement houspillé ; peu après Magenta, le 14 juin, M. de Schleinitz adressait à Vienne une dépêche proposant « une médiation armée