‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 161 sur 347 · Govone, Mémoires, 21 juin 1859, p · texte numérisé non relu

Govone, Mémoires, 21 juin 1859, p

dans le but de maintenir la situation territoriale existante1 ». Mais la condition de cette intervention était « de laisser à la Prusse, pendant la durée de la guerre en Italie, la direction des affaires de l'Allemagne et la défense de son territoire2 ».

L'empereur François-Joseph ne voulait pas souscrire à cette exigence; néanmoins, et encore le il juin, la Prusse mobilisait six corps d'armée et demandait à la Diète la formation d'un corps fédéral « d'observation » dans les États du Sud. Et, le 24, le prince-régent proposait à Londres et Pétersbourg d'offrir aux belligérants la médiation des trois cours sur la double base du respect des provinces allemandes de l'Autriche et de réformes profondes en Italie. Mais cette proposition n'aboutit pas, car si la Russie se déclarait prête à entremettre ses bons offices, le nouveau cabinet anglais répondait que l'Autriche devait abandonner toutes ses provinces italiennes, et qu'il fallait annexer la Lombardie et les duchés à la Sardaigne pour constituer un royaume capable de maintenir l'Italie indépendante de l'Autriche et de la France 3. On correspondit encore quelques jours, mais en vain, tandis que le prince de Prusse mobilisait toute son armée et demandait à la Diète la réunion des deux corps d'armée fédéraux du Sud : en peu de semaines, 41)0.000 soldats allemands eussent été réunis sur le Rhin, prêts à combattre \

A ce moment Napoléon pensa que l'Angleterre pourrait utilement intervenir entre ses amis réciproquement aux prises ; il chargea donc M. de Persigny d'engager, comme

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