Rosi, Storia contemporanea d'Italia, p
2. Reiset, en mission à Parme, 4 août 1859. hoc. cit., p. 17.
3. Walewski à La Tour d'Auvergne, télégramme du 23 juillet 1859.
note ou laisser copie d'une dépèche où il lui serait conseillé d'adopter cette mesure1 ». Le ministre du quai d'Orsay télégraphia le 4 août de remettre à Dabormida copie de la dépêche expédiée de Paris le 19 juillet ; ceci fait, le cabinet sarde rappela de Parme son commissaire, Pallieri, lequel s'empressa de confier le gouvernement à l'un de ses collaborateurs, Manfredi. Celui-ci n'était d'ailleurs qu'un intérimaire, et, peu de jours après, il remettait à son tour le pouvoir à Farini, désormais dictateur à Parme comme à Modène : cet audacieux s'empressa de fondre les deux Etats en un seul, la moderne Emilie, et, pour manifester leur unité, il émit un emprunt parmesan-modénais : ce que Cavour approuva fort, car « après ce qui s'était passé dans ces pays, il était impossible qu'une restauration eût lieu" ». D'ailleurs, la procédure fut la même à Parme que dans les États voisins : réunion d'une Constituante, et, à l'unanimité, proclamation de la déchéance et de l'annexion à la monarchie de Victor-Emmanuel.
Restait le quatrième des révoltés : les Romagnes, et, plus encore que dans les trois autres, la situation y était compliquée, difficultueuse. Car les Légations avaient un souverain légitime, le pape, qui n'était ni chassé de sa capitale, ni même en état de guerre avec la Sardaigne : son intervention eût été naturelle, pour réduire une province insurgée ; mais comment se fût-elle produite? Sa petite armée avait bien pu mater Pérouse, en la pillant, mais elle n'était point capable de battre les troupes bolonaises, au secours desquelles seraient venus immédiatement les contingents toscans ; le Souverain Pontife ne pouvait compter sur une intervention ni de l'Autriche que Napoléon n'eût point permise, ni de la France, que