Dabormida à Cavour, 22 septembre 18:yj
pays réclament de promptes et efficaces mesures, a contracté envers lui des obligations formelles. » Et le reste, imité des deux précédents discours, pouvait se traduire par cette simple formule : « J'accepterai, quand je pourrai».
Le pape se fâcha, et bien que le roi eût pris le soin par avance de lui envoyer un prélat de confiance, l'abbé Stellardi, avec une lettre autographe « donnant quelques éclaircissements1 », — Pie IX fit remettre ses passeports au représentant de la cour sarde : on ne peut que s'étonner que ce diplomate fût encore à Rome.
Le cabinet sarde comprit que cette triple manifestation d'expansion nationale nécessitait des explications à l'Europe et il prépara avec le concours de Cavour une note à ses agents, très détaillée et justificative de sa conduite en Italie2. Avant tout, c'est Napoléon qu'il voulait atteindre.
L' « oracle » avait terminé sa villégiature des Pyrénées en passant quelques jours à Biarritz ; il était assez mécontent de la conduite du gouvernement sarde, non point des paroles officielles du roi, qu'il avait approuvées, mais des encouragements qu'il savait donnés dans l'intimité par Victor-Emmanuel aux délégués des quatre États, « du manque de fermeté et de l'incurie » du cabinet, des vives attaques de la presse contre la politique française3. Revenant à Paris, il s'arrêta à Bordeaux, où l'archevêque, Msr Donnet, l'exhorta à « mettre un terme aux anxiétés du monde catholique » ; la réponse fut évasive, énigmatique, bien que l'empereur y