‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 209 sur 347 · Ricasoli, Lettere e Documenti, t. III, p. 348 et suiv · texte numérisé non relu

Ricasoli, Lettere e Documenti, t. III, p. 348 et suiv

5. Cavour à Ricasoli, 27 février 1860; Massari, Vittorio-Emanuele II, p. 32j-6.

constitutionnelle. El il avait décidé que le vote serait favorable à l'unité italienne. « Je ne doute pas du résultat du vote, parce que j'ai confiance dans Ricasoli, écrivait un Italien d'opinion modérée ; sans cela, je crois que le Royaume séparé l'emporterait de beaucoup1. » L'action de ce grand homme fut forte et féconde.

Pendant les fêtes de Milan, d'importantes conversations se tinrent à Paris entre M. Thouvenel et lord Cowley : le gouvernement français répugnait à l'annexion directe de la Toscane par la Sardaigne. presque aussi vivement que l'anglais à F annexion de Nice et de la Savoie par la France. En suite de quoi, le quai d'Orsay minuta et M. Thouvenel signa cinq dépêches au baron de Talleyrand, qui partirent le 24 février et constituèrent Yultimatum à Veau de rose annoncé par Arese. La première, l'officielle, destinée à la publicité", fort longue, de ton un peu sermonneur, développait de sages considérations sur les aspirations de la Sardaigne, ce qu'elle pouvait espérer, ce qu'elle devait réaliser, et le ministre proposait cette triple combinaison « mûrement pesée du gouvernement de l'empereur : 1° annexion complète des duchés de Parme et de Modène à la Sardaigne ; 2° admission temporelle des Légations, de la Romagne, de Ferrare et de Bologne sous la forme d'un vicariat exercé par Sa Majesté sarde au nom du Saint- Siège ; 3° rétablissement du grand-duché de Toscane dans son autonomie politique et territoriale ». Ce programme n'était guère pour satisfaire Cavour et le parti national. Mais la seconde dépêche, « confidentielle et secrète », prévoyait la possibilité ou pour mieux dire la probabilité de l'établissement d'un « membre de la dynastie sarde en Toscane » ; en ce cas,

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