‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 241 sur 347 · Supra, t. III, p · texte numérisé non relu

Supra, t. III, p

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nationale se rendit donc à Gênes le 20 avril, s'entretint avec Garibaldi, s'assura qu'il n'y avait « aucune intelligence entre lui et les mazziniens, même désaccord prononcé; pareille disposition d'âme chez Medici, Bixio... »; et il en rendit compte à Gavour1. En suite de quoi, le 24 avril, parvenaient à Gênes maintes pesantes caisses, pleines de « livres » d'après les titres de factage, et contenant en réalité des fusils envoyés par la Société nationale. C'était le vice-gouverneur lui-même qui annonçait par télégramme à La Farina - cette heureuse arrivée. Par un curieux hasard, Gavour n'avait quitté que la veille Gênes, où il avait passé vingt-quatre heures, seulement occupé, bien entendu, de commerce, de douane, de navigation, toutes questions pacifiques. Par ailleurs, les Garibaldiens se procuraient d'autres armes, des munitions (mais en quantité insuffisante), négociaient avec une compagnie de navigation pour l'affrètement d'un navire de commerce; et l'argent, nerf de la guerre, arrivait de toutes parts : c'est ce qui manqua le moins. Bref, l'expédition se munissait de tout le nécessaire pour la conquête d'un royaume.

Cependant Garibaldi hésitait encore à partir, tant minces semblaient les chances de succès : il n'était point jaloux du sort regrettable de Pisacane. Les nouvelles de Sicile étaient mauvaises : l'insurrection était écrasée à Palerme et tenait difficilement la campagne. Installé à son quartier général de Quarto, faubourg oriental de Gênes, le héros était tourmenté par l'indécision, persuadé et dissuadé par chaque influence nouvelle3, « considérant comme son devoir d'aller là où les Italiens luttaient contre les oppresseurs », mais ne voulant

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