‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 261 sur 347 · Liborio Romano. Memorie Politiche, p · texte numérisé non relu

Liborio Romano. Memorie Politiche, p

dait à la gare l'inévitable Liborio Romano1 (1 septembre). Villamarina se rendit auprès du dictateur et lui révéla que les soldats de Victor-Emmanuel allaient envahir à bref délai TOmbrie et les Marches".

Depuis le début de l'année, les relations de la papauté avec la monarchie sarde ne s'étaient point améliorées ; aux lettres précédemment échangées entre les souverains et les ministres3, d'autres avaient succédé, d'un ton aigre-doux4, et Pie IX avait lancé une excommunication contre les usurpateurs de ses droits dans les Légations, conçue en termes si vagues, qu'elle perdait « toute force et valeur2 ». Dans l'intimité, le pape ne dissimulait point son excitation, s'exprimait « en termes très fâcheux » même à l'égard des puissances neutres, et déclarait « infernale » toute cette politique6. Le cardinal Antonelli, prudent, sceptique, se sentait débordé; toute l'influence passait à un prélat étranger, Mgr de Mérode. Né dans une des premières familles de Belgique, soldat au service de la France en Algérie, entré tard dans les ordres, prélat à la cour de Rome, Xavier de Mérode s'y était imposé par son caractère combatif, ses manières franches jusqu'à la brutalité, son ardeur à démolir les boutiques du Temple : dans cette âme ardente et maladroite, un grand dessein s'était formé, de grouper autour du Souverain Pontife toutes

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