‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 289 sur 347 · Cavour à E. d'Azeglio, fin septembre · texte numérisé non relu

Cavour à E. d'Azeglio, fin septembre

4. Cavour à E. d'Azeglio, 22 septembre 1860. o. Cavour à Villamarina, 17 septembre 1860.

6. Cavour à P. Magenta, vice-gouverneur, et à Boyl de Putifigari, corn, mandant la division de Gènes, 24 septembre 1860.

ditionnaire où le roi se rendait pour organiser la marche sur le royaume des Deux-Siciles.

Il était temps d'intervenir à Xaples, car les choses s'y gâtaient : les manifestations dans la rue, les miracles alternatifs de saint Janvier, et les revirements et les pantalonnades, tout prenait une allure plutôt carnavalesque1. Dans l'entourage du Dictateur, des politiciens de bas étage confondaient trop facilement leurs haines et leurs ambitions avec l'intérêt suprême de la patrie2, et chez les extrémistes perçait une « sorte de cosmopolitisme révolutionnaire3 ». En même temps, les soldats demeurés fidèles au roi François II se groupaient au nord du Volturne et harcelaient, à la fin de septembre, les « chemises rouges » dans de petits combats où celles-ci n'avaient point toujours l'avantage. Mais alors, c'était la guerre, où Garibaldi retrouvait sa maîtrise : lorsque le 1er octobre, les Napolitains conduisirent une attaque plus sérieuse, ils furent arrêtés sur le Volturne, et le Dictateur, qui conduisait en personne l'action de ses soldats, put télégraphier le soir même : « Victoire sur toute la ligne ». Le lendemain, les bourboniens voulurent reprendre la bataille, mais ils trouvèrent devant eux, outre leurs adversaires de la veille, un bataillon de bersagliei'i piémontais, débarqués des navires sardes. Les Napolitains durent reculer et s'enfermer dans la citadelle de Capoue, dont les Italiens alliés vinrent mettre le siège. Mais les Garibaldiens n'ayant que peu ou point d'artillerie lourde, l'investissement de Capoue et de Gaéte menaçait de se prolonger. Cavour pressait ses collaborateurs d'envoyer à Naples « le plus de gens possible* »,

1. Maxime Du Camp, Expédition des Deux-Siciles, p. 270 el suiv.

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