Cavour au général Médici, 6 août
d'Autriche » *, et les diplomates étrangers partageaient son inquiétude2, encore qua Vienne, Rechberg déclarât que ces préparatifs n'avaient qu' « un caractère purement défensif » 3. On prévoyait que François-Joseph se rendait à Varsovie, où il rencontrerait l'empereur de Russie et le premier régent de Prusse, pour obtenir leur assentiment à ce qu'on appelait à Vienne une « juste exécution ». Sans perdre de temps, le premier ministre de Sardaigne invitait le général La Marmora\ commandant le corps d'armée de Lombardie, à concentrer toutes les troupes disponibles pour une nouvelle guerre qui chaque jour semblait plus certaine ; le prince de Carignan prendrait le commandement de l'armée du Nord, avec La Marmora comme chef d'état-major 5 ; Bologne, Plaisance, la ligne du Pô étaient mises en état de défense. Le 22 octobre, jour même de l'entrevue de Varsovie, Cavour télégraphiait à l'amiral Persano en rade de Naples : « L'empereur d'Autriche vient de faire de larges concessions à la Hongrie et a nommé commandant l'armée d'Italie l'archiduc Albert et chef d'état-major le général Benedek6. C'est très menaçant... Tenez escadre prête à partir pour l'Adriatique. Réunissez le plus de transports que vous pourrez. Faites une levée forcée de marins à Naples... Dites au général Garibaldi de ma part que, si nous sommes attaqués, je l'invite au nom de l'Italie à s'embarquer sur-le-champ avec deux de ses divisions pour venir combattre sur le Mincio. S'il ne peut venir, qu'il m'envoie Ttirr pour agir sur les