‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 302 sur 347 · Gino Arias, La queslione méridionale (Bologne · texte numérisé non relu

Gino Arias, La queslione méridionale (Bologne

4. Silvio Spaventa, Bal 1848 al 4861 (éd. Croce, ii'23), p. 3o7.

tous les jours1 »; dans la bourgeoisie, môme adversaire de l'ancienne dynastie, beaucoup regrettaient l'antique autonomie du royaume et redoutaient la suprématie desPiémontais2. Victor-Emmanuel était acclamé, mais ses délégués sans autorité.

Cette lamentable situation était encore compliquée par le siège de Gaète, qui se prolongeait. Car, tant que François II tiendrait dans la citadelle, tant qu'entre quelques murailles il serait encore souverain légitime, les « bourboniens » ne perdraient point toute espérance ni ne manqueraient de tramer une contre-révolution, et maints prudents s'abstiendraient de se rallier à la nouvelle monarchie, par crainte de représailles au cas de retour du roi légitime. Cavour en était profondément préoccupé et au sortir d'un entretien avec lui, le représentant de la France écrivait : « La durée du siège de Gaëte est évidemment le principal, le seul grand obstacle qui se trouve, pour le moment, sur la voie du gouvernement sarde, quoique les résistances et les difficultés qu'il rencontre dans les autres parties du royaume napolitain soient plus graves que M. de Cavour ne l'avoue3 ».

Or, les difficultés du siège étaient grandes, pour un adversaire qui ne pouvait joindre à l'assaut sur terre l'attaque par mer; la place était forte, bien armée, protégée par des défenses naturelles4; l'armée sarde n'en viendrait que péniblement à bout si la flotte ne pouvait l'aider par le blocus et le bombardement. Et les croiseurs français s'y opposaient catégoriquement, d'ordre de l'empereur. A la fin d'octobre, l'amiral Le

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