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Gavour à Vimercati, 4 janvier

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de Cavourà Paris, avait instamment réclamé le départ de la flotte française, et, dès son retour à Turin, Victor-Emmanuel s'en était expliqué avec M. de Rayneval. « Les fortifications d'Ancône sont tombées comme les murailles de Jéricho, disaitil ; il en serait de même de celles de" Gaëte si la mer était libre1. » Deux jours après cette déclaration, le 4 janvier, M. Thouvenel télégraphiait à Turin pour proposer un armistice de quinze jours; si, à l'expiration de ce délai, le roi François II n'avait pas accepté de cesser les hostilités, l'escadre française quitterait la rade de Gaëte2. Cavour avança d'abord une contre-proposition, qu'il ne maintint pas, et le 7 janvier M. de Rayneval télégraphiait au quai d'Orsay : « Par déférence pour le désir de l'empereur, le roi Victor- Emmanuel consent à la suspension d'armes jusqu'au 19 janvier, pourvu que le feu de la place ne recommence pas avant ce temps ». Cavour manda immédiatement au général Cialdini d'arrêter toutes hostilités, et les négociations furent de suite engagées, mais sans résultat; aucun des belligérants ne voulait de conciliation; le délai expiré, l'amiral. de Tinan leva l'ancre avec sa flotte le 19 janvier pour rentrer à Toulon, laissant un aviso à Naples « à la disposition du roi François II pour le recevoir dans le cas où il désirerait y prendre passage pour s'éloigner de Gaëte'- ». « Dès lors le silence se fit autour de la petite forteresse4. » Sa prise fut une rude opération, qui dura plus de trois semaines encore ; réfugié avec la reine dans une casemate, le jeune monarque insufflait à ses soldatsle courage d'une résistance sans espoir ; le bombardement, le typhus, l'altération des vivres amenèrent le 13 février

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