Cavour à Teccio pour Pantaleoni, 31 janvier
5. Cavour à Nigra, 17 janvier; à Vimercati, 19 janvier 1861; Bolléa, p. 424, 425.
important : le pape autorisa Passaglia à partir pour Turin1. Le o février, Pantaleoni télégraphiait à Cavour : « Passaglia a eu une conférence avec Antonelli et avec le pape..., il a communications intéressantes pour les négociations ».
Arrivé incognito à Turin, chambré dans la casa Cavour, il y eut de longs entretiens avec le président du Conseil et Minghetti, le seul ministre au courant des négociations ; de ses dires, Cavour conclut que « les choses étaient moins avancées que Pantaleoni ne les représentait » ; le cardinal Antonelli était décidé à ne point traiter « tant qu'il lui resterait le moindre espoir de voir les affaires d'Italie s'embrouiller», et le pape semblait « conciliant un jour, cassant le lendemain » ; la résistance de Gaëte arrêtait tout-. D'autre part, le « Rosminien » de retour à Turin, déclarait six cardinaux favorables au projet sarde ; le pape, indécis, « disait oui un jour, non le lendemain »; Antonelli était « ébranlé y ». Il sembla donc possible à Cavour de rédiger avec Minghetti et Passaglia un avant-projet de convention et de renvoyer le Père à Rome pour qu'il continuât avec Pantaleoni des tractations si bien commencées ; tous deux recevraient ultérieurement les instructions du gouvernement sarde4.
C'est ici le point culminant des négociations, le moment où Cavour lui-même put croire qu'elles réussiraient. Il n'avait pas manqué de les faire connaître confidentiellement à l'empereur, l'indispensable allié, et, ne voulant pas employer la diplomatie officielle, il avait chargé, d'une « mission spéciale », Vimercati qui faisait la navette entre Turin et Paris. Napoléon avait spontanément conseillé à Victor-Emmanuel