‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 33 sur 347 · Cf. t. II, p · texte numérisé non relu

Cf. t. II, p

triche)... Nous demeurons fidèles à nos principes, quoiqu'il puisse arriver1. » Les négociations relatives à Bolgrad, toutes les questions d'Orient ne firent qu'affermir l'accord austroanglais, et bien que le Piémont eût été favorable à l'Angleterre dans les conférences de janvier 1857, les relations se tendirent désagréablement entre les deux cours. Sans doute, à Turin, l'habile ministre anglais, sir James Hudson, était persona gratissima, « tout-puissant auprès du roi et du cabinet2 », invité, rare faveur, par Cavour en séjour à Léri3. Mais, à Londres, le marquis E. d'Azeglio était à dure épreuve, car il était galant homme et d'une politesse raffinée : les lords Palmerston et Clarendon avaient adopté à son égard une attitude de raideur et un ton de rogue sécheresse, et leur partialité était telle envers l'Autriche que Cavour, malgré toute sa souplesse, en était froissé : « J'étais loin de m'attendre, écrivait-il en avril, que le cabinet de Londres se poserait en champion déclaré de l'Autriche, et nous traiterait à peu près comme il traite le roi Bomba 4 ». Inquiet aussi, car il écrivait en août à un ami intime : « La politique étrangère me donne bien des soucis. L'incroyable conduite de lord Palmerston m'a forcé à m'éloigner de l'Angleterre. Je crois que vous ne me blâmerez pas de m'être nettement refusé à devenir l'aveugle instrument de sa haine passionnée contre la Russie. Abandonnés par l'Angleterre, ayant en présence l'Autriche malveillante et hostile, devant lutter contre Rome et les autres princes italiens, vous devez comprendre combien est difficile notre position5. »

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