‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 330 sur 347 · Cavour à Marliani, 30 octobre · texte numérisé non relu

Cavour à Marliani, 30 octobre

4. Lord John Russell à E. d'Azeglio, 20 mars 1861. Cpr. lord John Russell à Cavour, 6 décembre 1860. Fonds Bixio, N. A. F. 22740, f° 342.

janvier à Berlin « pour féliciter Sa Majesté prussienne de son avènement au trône de ses pères », avait reçu l'accueil le plus bienveillant1; on a vu comment le général de Bonin avait été traité à Turin et jusqu'au Parlement2, et le cabinet de Berlin avait repris ses relations diplomatiques avec le gouvernement de Turin; la reconnaissance du nouveau royaume par la Prusse n'était donc qu'une affaire de temps. Mais, alors que les princes dépossédés, de Naples, de Parme, de Modène, poussaient des cris de suppliciés, que le pape remettait aux agents étrangers une note protestant contre une mesure « mettant le sceau aux usurpations sacrilèges déjà consommées5 », deux cours neutres, de Madrid et de Vienne, appelaient « l'attention de l'empereur des Français sur l'état critique du Saint-Père et offraient le concours de l'Autriche et de l'Espagne pour aviser aux moyens de mettre la papauté à l'abri de nouvelles perturbations et d'assurer son indépendance '" ». Que l'Autriche manifestât ainsi sa mauvaise humeur, qu'on interpellât au Parlement italien sur la politique de la Hofburg et ses procédés en Vénétie5, que la Russie restât sur la réserve, — tout cela était naturel et prévu. Mais ce qui importait, ce qui était attendu avec anxiété, c'était la parole définitive de l'empereur des Français.

1. Cavour à La Marmora, 16 janvier: La Marmora à Cavour, 12 février 1861. Cpr. infra, n.4,

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