‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 331 sur 347 · Supra, p · texte numérisé non relu

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3. Note du Saint-Siège, 15 avril 1861. Gramont à Thouvenel, 2© avril.

4. Thouvenel à Gramont, 8 juin 1861. Les notes des deux gouvernements sont du 28 mai. Documents diplomatiques, 1861, p. 24 et suiv. Les gouvernements de Bavière, de Saxe et de Mecklembourg refusaient de recevoir la correspondance au nom du roi d'Italie: Cavour décida de rompre toutes relations avec eux et de prier le cabinet de Berlin de les représenter diplomatiquement. Cavour à Brassier Saint-Simon, 29 et 30 mai 1861, dépèches communiquées à M. Thouvenel.

o. Interpellation Tecchio, 21 mai 1861.

Le cabinet de Paris n'avait pas reconnu officiellement le royaume d'Italie, mais il usait envers lui des plus courtois procédés et des plus ingénieuses combinazioni : les deux gouvernements étaient convenus d'omettre, dans leur correspondance diplomatique, « les dénominations qui comportaient l'existence du nouveau royaume », en procédant par de pudibondes périphrases1; la légation de France à Turin visait les passeports, en fermant les yeux sur le titre de l'autorité qui les délivrait. Survenait-il quelque fête officielle? M. Thouvenel invitait son représentant à se concerter sur les détails de protocole « avec les chefs de mission qui croiraient devoir déférer à l'invitation du gouvernement du roi Victor-Emmanuel2 » ; or, ces diplomates, l'Anglais, le Suisse, voire le Prussien, avaient reconnu le royaume d'Italie ou allaient le faire. Déjà un journal, souvent inspiré du Palais Royal, quelquefois même des Tuileries, la Patrie, avait donné un article sur le retour éventuel à Turin du ministre en titre, baron de Talleyrand, c'est-à-dire sur la reprise officielle des négociations et partant la reconnaissance du nouveau royaume; et Gavour avait déclaré que « l'article de la Patrie était un acheminement vers le rétablissement sur l'ancien pied3 ». Mais ce n'étaient là que d'heureux indices, et Cavour eût préféré des réalités. Pour les obtenir, il était engagé avec le quai d'Orsay, surtout avec les Tuileries, dans de mystérieuses tractations, moins bien connues que celles entreprises à Rome, mais dont on peut aujourd'hui discerner les grandes lignes.

Dans ces nouvelles négociations, Gavour s'efforce d'obtenir que le gouvernement français accepte de lier trois grandes

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