‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 64 sur 347 · Rothan, Napoléon 111 et l'Italie, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Rothan, Napoléon 111 et l'Italie, loc. cit., p

de sa fille au prince Napoléon. Bixio pensait dès maintenant utile que le chef du cabinet sarde vînt à Paris s'entretenir avec l'empereur de ces grands projets.

En recevant ces ouvertures, Cavour hésite sur leur valeur, il veut ne s'avancer qu'à bon escient, et il envoie à Paris son secrétaire particulier, l'habile et souple Constantin Nigra : le jeune diplomate arrive, cause, furette, se renseigne, et revient à Turin persuadé que les Tuileries sont disposées à lier partie avec le Piémont. Cavour se demande s'il doit se rendre lui-même en France, pour engager une conversation qui se muera éventuellement en négociation ; mais à la fin de mai il voit arriver un nouvel officieux, le Dr Conneau.

Depuis le Congrès de Paris1, Cavour n'avait eu garde de perdre tout contact avec le médecin de l'empereur, cet homme discret, sur, toujours blotti dans le cabinet de son client et souverain : le chat de la maison, l'avait-on surnommé. Il était originaire de Nice où il avait de la famille, son neveu se présentait à l'Académie militaire de Sardaigne : jamais candidat ne fut plus hautement recommandé2. Conneau est mis au courant, à la demande de Cavour, par Constantin Nigra ; il s'en entretient avec son impérial client 3 ; enfin il arrive à Turin à la fin de mai*. Il voit en secret le roi et Cavour, leur affirme qu'à Paris on a beaucoup de sympathie pour le gouvernement sarde5 ; l'empereur, qui se rendra au début de l'été à Plombières, serait heureux d'y voir le président du Conseil,

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