‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 73 sur 347 · Massari, II conte di Cavour, p · texte numérisé non relu

Massari, II conte di Cavour, p

laire à Florence, que le Piémont était remuant, ambitieux : de tout cela il n'avait cure, pris à la douceur de vivre florentine, satisfait delà splendeur des soirs où sur les collines de Fiesole le ciel passe du pourpre au citron.

Dans les duchés, la politique piémontaise était nuancée : avec Parme, les relations s'étaient améliorées, avec Modène empilées : de ce duché dépendaient les deux petites principautés de Massa et Carrare, limitrophes du territoire sarde, en état de révolte chronique, ce qui n'était point pour désoler Cavour. « Je crois, écrivait-il, que le duc de Modène est appelé à jouer le rôle de bouc émissaire dans la question italienne1. ;> Chaque mois surgissait quelque nouvel incident, facilité, aggravé par la maladresse des autorités'2; en novembre, la brutale arrestation à Massa d'un sujet sarde fournit à Cavour une excellente occasion de pousser les hauts cris-.

Dans les provinces autrichiennes, la situation s'était évidemment améliorée par l'influence personnelle de l'archiduc Maximilien, qui avait remplacé la bastonnade de Radetzki par un régime de bienveillance; la bonté de son cœur, son tact, jusqu'à sa prestance, avaient attiré sur ce noble et malheureux prince une sympathie générale en Lombardie et Yénétie : un danger réel en naissait pour les desseins du Piémont. « Il faudrait être aveugle, écrivait Cavour, pour méconnaître qu'au bout d'un an ou quinze mois le prince a attiré à lui une partie notable de la population4. » Mais

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