Oriani, La lolta politica in Italia, p
o. Mazzini, sentant ses troupes lui échapper, préparait de Suisse une nouvelle insurrection en Lombardie. Bergmann, Deux Lettres de Mazzini, Revue II Risorgimento, 1912. p. 717 et suiv.
prodiguaient des paroles charmantes : à Bade, la grandeduchesse Hélène avait dit à Gavour : « Si vous avez à l'un de vos côtés un chasseur de Vincennes, comptez que de l'autre vous aurez un soldat de notre garde '. » Le grand-duc Constantin, de passage en décembre à Turin, répétait au premier ministre « sur tous les tons » que le tsar prenait le plus vif intérêt à la Sardaigne et à la cause italienne, et, en cas de guerre, userait de toute son influence pour empêcher l'Allemagne d'y participer ; seulement, ajoutait-il, pour le moment l'Empire n'est pas en état de tirer Fépée. En vain Napoléon III envoie-t-il à Varsovie son cousin et à Pétersbourg le capitaine de vaisseau La Roncière Le Noury; inutilement Cavour mande-t-il à son tour en Russie un envoyé spécial, le général d'Angrogna, et fait-il aux vaisseaux russes des avantages dans la baie de Villefranche ; le tsar et Gortschakofîfontà tous «l'accueil le plus amical et le plus flatteur2 », mais sans plus. Enfin, dans un deuxième voyage à Pétersbourg, La Roncière Le Noury arrive à un meilleur résultat, et un traité de bienveillante neutralité et d'assistance diplomatique est passé entre les souverains de France et de Russie3. Était-on en droit d'attendre mieux de l'autocrate de toutes les Russies, du vaincu de Sébastopol?
De l'Angleterre, la Sardaigne ne pouvait espérer qu'une neutralité renfrognée : le remplacement du cabinet whig Palmerston par le ministère tory Derby n'avait point réchauffé des relations qu'avait refroidies le rapprochement de la Grande-Bretagne et de l'Autriche*. « Je ne vous parle