‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 79 sur 347 · Cavour à Villamarina, 19 octobre · texte numérisé non relu

Cavour à Villamarina, 19 octobre

4. Cavour à Bixio, 26 octobre 1S58. Fonds Bixio, Bibl. Nat.. N. A. F., 22.735, t. II, f° 75.

112 GAVOUR

décidé à subordonner ses actes aux éventualités de la politique générale et aux conseils qui lui viendraient de Paris i ».

Dès son retour à Turin, au début d'août, Cavour s'était préoccupé de réaliser les projets esquissés avec l'empereur. Des deux sujets traités à Plombières, le plus important, l'entrée en campagne contre l'Autriche, nécessitait une longue et triple préparation diplomatique, militaire et financière ; pendant que Xapoléon III agit à Pétersbourg et Londres et que la Société nationale travaille en Italie, La Marmora perfectionne l'armée sarde en établissant les plans stratégiques qu'un général français mettra au point, et Cavour étudie avec Lanza les disponibilités et ressources futures du trésor.

L'autre dessein envisagé le 21 juillet, le mariage princier, devait être réalisé à moins lointaine échéance. A la suite de son premier entretien avec Victor-Emmanuel, Cavour écrivait à l'intermédiaire matrimonial, Bixio : « Je suis heureux de vous dire que le roi consent de grand cœur au mariage de sa fille, et que la princesse n'a pas d'objection préjudicielle à y faire, mais que seulement avant de dire un oui définitif, elle désire avoir connu personnellement le prince qui lui est destiné. » Désir bien naturel, ajoutait Cavour, qui mettra le mariage sous de meilleurs auspices que si les diplomates seuls s'en mêlaient : déjà Camille voyait un mariage d'inclination. Seulement, la princesse était dans un château de montagne, elle n'en pouvait descendre sans rompre le secret ; le prince pourrait passer par Turin à son retour d'Algérie sous prétexte de venir chasser avec le roi2. Six semaines après,

Page 1