‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 8 sur 347 · Bianchi, Storia documentata, t. VI, p. 318 et suiv · texte numérisé non relu

Bianchi, Storia documentata, t. VI, p. 318 et suiv

raux1 », mais l'Autriche veillait, prompte à rallier sous sa houlette tout prince qui prétendait s'éloigner du troupeau ; la duchesse y reprit sa place, et les parmesans se rallièrent avec d'autant plus d'enthousiasme à l'action sarde.

A Modène, le duc François V acceptait de l'Autriche des conseils qui ressemblaient à des ordres, et des délégués qui faisaient figure de mîssi dominici. Dans le duché de Massa, dépendance de Modène, la population avait très mauvais caractère, « surtout parmi les ouvriers des carrières de marbre ». Le « mazzinisme » y dominait, ily avait, non moins qu'en Sicile, toujours quelque conspiration en train, et Cavour en était fort embarrassé : car il craignait que le mouvement s'étendît à la Spezzia, toute proche de Carrare, et que les cours étrangères lui reprochassent de n'avoir point agi pour prévenir ces troubles 2.

Il n'était dans toute la péninsule, et à une exception près, d'Etat où l'Autriche n'exerçât une influence maîtresse; dans le nord-est, la maison de Habsbourg était chez elle, mais là comme partout, elle avait contre elle la population, que nulle manière, forte ou persuasive, n'avait pu réduire ou séduire. Depuis 1848, le gouvernement de Vienne avait exercé dans ses provinces de Lombardie et de Vénétie une politique de compression qui avait eu pour résultat de surexciter la haine contre l'étranger, et on a pu dire << qu'un mur de bronze s'élevait entre les dominateurs et les dominés3 ». Vers la fin de l'année 1856, l'Autriche fut amenée à modifier sa politique, et pour de nombreuses raisons4 : la rude attaque subie

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