‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 84 sur 347 · Cavour à Villamarina, 17 février · texte numérisé non relu

Cavour à Villamarina, 17 février

4. Cpr. M. Mazziotti, Un fervido amico delV Italia in Francia (Enrico Conneau),dans la Nuova Antologia,i& septembre 1922, p. 105 et suiv.

5. Ainsi était désigné le prince Napoléon dans la correspondance avec Bixio ; l'empereur, c'était « le parent de votre ami ».

6. Cavour à Bixio, 8 novembre 1858, Fonds Bixio, f» 71; au prince Napoléon. 8 novembre 1858. Bixio vint lui-même à Turin en décembre. Cavour au prince Napoléon, 23 décembre 1858.

allure de conspiration grandiose, qui n'était point pour déplaire à Napoléon, resté conspirateur jusque sur le trône impérial. De ces documents, la majeure partie n'a point été publiée et beaucoup ne le seront jamais; mais de ceux déjà donnés, de la correspondance de Cavour avec Villamarina, des révélations de quelques initiés, de certaines pièces inédites jusqu'à ce jour et surtout des résultats qui les suivirent, on peut reconstituer l'ensemble des négociations.

Dès le milieu d'octobre, Victor-Emmanuel écrivait à Cavour qu'il étudiait trois choses : bases du traité à proposer à Napoléon ; comment agir avec la Russie ; projet de note à Napoléon sur la manière d'entrer dans la danse (dar principio al Ballo), « puisqu'il est si excité là-dessus ». Sur les négociations avec la Russie, on a déjà dit les missions du prince Napoléon, du commandant La Roncière Le Noury, du général d'Angrogna, et leur modeste résultat1. D'autre part, le projet de convention, rédigé en quinze articles par Cavour lui-même2, fit plusieurs fois le voyage de Turin à Paris et retour, et il ne fut signé, quoi qu'en porte sa date officielle, qu'en janvier3. Mais, dès le 2 novembre, Napoléon annonçait le départ pour Turin du général Niel, chargé de traiter avec le général La Marmora tous les détails de l'entrée en campagne, pour ne « laisser au hasard que ce qu'on ne pouvait pas lui prendre ». Niel devait partir vers le 25 novembre,

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