‹ Cavour et l'unité Italienne (volume 3)Chapitre 86 sur 347 · Napoléon III à Cavour, 2 novembre 1858. Bolléa, p · texte numérisé non relu

Napoléon III à Cavour, 2 novembre 1858. Bolléa, p

2. Giuseppe Pasolini, Memorie rjccolte da suo figlio, p. 226.

3. The Quarterly Review de juillet 1879, p. 129. La guerre éclata à la date indiquée.

4. Cavour au prince Napoléon, 25 octobre; à Bixio, 26 octobre 1858. (Fonds Bixio, f" 75.)

mont ». Il recommandait deux choses essentielles, la question financière et la question des approvisionnements. Et il ajoutait avec clairvoyance : « L'affaire que nous entreprenons est une grosse chose. Pensez que sans y être forcé je joue l'avenir de mon pays. Il faut donc, autant que possible, mettre toutes les chances de notre côté1. »

Si Cavour avait été chasseur, il n'eût pas craint de poursuivre deux lièvres à la fois, car, sans abandonner l'idée d'une insurrection à Massa et Carrare2, il préparait un second coup de fusil, et celui-là pour le tirer ouvertement. Ce n'était d'ailleurs que le développement d'un prétexte subsidiaire déjà envisagé à Plombières, qu'il proposait (vraisemblablement) de nouveau à l'empereur dans la note d'octobre, et qu'il allait traiter par la voie officielle des chancelleries dans le courant de novembre.

En vertu d'un traité de commerce conclu entre la Sardaigne et l'Autriche le 28 octobre 1851, toutes les réductions douanières accordées par l'une des parties contractantes à quelque tierce puissance, devaient être étendues à l'instant et gratuitement à l'autre partie, sauf le cas d'une véritable et complète union douanière. — C'est la stipulation aujourd'hui dénommée « clause de la nation la plus favorisée ». Le royaume sarde n'avait pas manqué d'accorder à l'Autriche toutes les réductions faites à la France, à la Belgique, à l'Angleterre. Or, une convention douanière passée entre l'Autriche et le duché de Modène comportait d'importantes et réciproques concessions, sans pourtant constituer entre les deux États une ligue douanière. Le royaume sarde se croyait donc entière-

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