‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 100 sur 247 · Reiset, Mes Souvenirs, t. I, p. 417 et suiv · texte numérisé non relu

Reiset, Mes Souvenirs, t. I, p. 417 et suiv

2. Cavour à l'amiral Corporandi d'\uvare, b et 25 novembre 1830. « Nos relations avec Naples sont semi-hostiles. »

3. M. de Butenval au ministre des Affaires étrangères, 16 novembre 1830. Cpr. Massari, Vita di Vittorio Emanuele, p. 122.

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cabinet pouvaient-ils compter en Europe?. Point sur l'Autriche, certes, car pour Vienne, le Piémont était Tennemi, dangereux non par sa force mais par ses idées, — ce qui est pis ; « le cabinet de Turin ne s'est point retiré du terrain de la Révolution », écrivait en février 1851 l'officielle Gazette de Milan; le prince de Schwarzenberg traitait avec un altier dédain les diplomates sardes, pendant que ses représentants tramaient d'obscures menées dans les cercles cléricaux de Turin pour renverser le cabinet Azeglio, déchirer le Statut, au besoin forcer le roi à son abdication * ; au 2 décembre 1851 , Schwarzenberg crut l'occasion venue d'infliger au Piémont l'humiliation définitive ; la France s'y opposa ".

Point de secours pour le royaume sarde en Russie, car le tzar Nicolas, le « dominateur de l'Europe ^ », avait, avec son faire brutal, depuis longtemps rompu toutes relations avec le cabinet de Turin. Point davantage en Prusse, où le bourdonnant Frédéric-Guillaume noyait ses hésitations dans de belles phrases, Prussien et rien d'autre un jour, et pangermaniste le lendemain, jusqu'à l'heure où, à Olmiilz, il se heurta au rude poing de Schwarzenberg, et en demeura désemparé jusqu'à la fin de sa vie intellectuelle : pendant quelques jours, on avait cru en Italie à la guerre entre les deux puissances allemandes, déjà l'on prévoyait que le Piémont ne pourrait manquer cette occasion de prendre sa revanche et « rétablir l'honneur de ses armes * » ; la démarche humiliée delà Prusse déçut ces espérances.

L'Angleterre se confinait dans son splondidc isolement,

1. Allusion à ces monécs dans le discours de Cavour on réponse ù l'inter|)ullutioM du comte liuibo.

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