Discours du trAne, 23 novembre
4. Sur ces variations diplomatiques, Bianchi Storiadocutnenlala, t. VII, passim.
5. Mazziotti, La reazione borbonia nel liegno di Napoli. — Rosi, Storia d'Ilalia. p. 255 et suiv. — Masi, Il Hisorr/imento, II, 485 et suiv. Sur les annt'cs ultérieures, cpr. Mcsseri, La poUlica del conte di Cavour nella liberazione del Mezzogiorno, dans la Revue II Risorgimento italiano de iyi3, p. 279 l't .Miiv.
nobles lettres sur les atrocities, dénonçait le gouvernement bourbonien comme « un outrage permanent à la religion, à la civilisation, à l'humanité et à la pudeur publique ». Le roi avait naturellement supprimé la constitution de 1848, « sourd à tout conseil de réforme et de douceur » ; il entendait poursuivre les « coupables » de son pays jusque dans les Etats où ils avaient cherché refuge ; à ce sujet il souleva un violent conflit avec le cabinet de Turin, qui refusait de les expulser et n'interdisait point à ses nationaux la pitié envers ces malheureux '■ ; il usait de mesures de rétorsion contre les sujets sardes en résidence dans son royaume ; la rivalité des deux marines augmentait la tension entre leurs gouvernements réciproques"; le consul de Piémont à Constantinople, Tecco, se voyait interdire la descente du paquebot en port de Naples, sous prétexte qu'il avait conspiré chez les Turcs contre le roi Ferdinand; et un nouveau ministre napolitain à Turin, Ramirez, dans sa première visite à Victor-Emmanuel trouvait bon d'exprimer « le désir et Tespoir de voir l'autorité du roi se consolider. — Qu'est-ce que cela signifie, interrompit brusquement ce dernier, je n'ai pas besoin d'un tel vœu, je souhaite que tous les souverains de l'Italie soient aussi bien assis sur leurs trônes que moi sur le mien ; chacun cherche sa force où il la croit trouver; quelques-uns la demandent au "parjure et à la suppression des libertés qu'ils avaient accordées en d'autres temps ^. » Rudes paroles, vengeresses, qui marquaient le ton des relations des deux Etats.
Entouré ainsi des méfiances et des haines des divers souverains italiens, sur quels gouvernements le roi et son