‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 11 sur 247 · Cavour à Emile de La Rue, 9 et 2'6 mars 1848, etc · texte numérisé non relu

Cavour à Emile de La Rue, 9 et 2'6 mars 1848, etc

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chasser les Autrichiens et à constituer un grand Etat monarchique républicain '. » D'ailleurs, dans la pensée de tous, la victoire devait être obtenue sans l'aide étrangère ; M. Bixio, qui était piéniontais d'orighie, notait que le cabinet avait «plus de frayeur de la contagion des idées républicaines que des armes de l'Autriche, et que le corps d'armée de Radetzki l'intimidait moins que la présence prochaine, annoncée par les journaux, de troupes delà République sur le Var ». EtCavour, à l'ordinaire si sensé et bien renseigné sur Taction des cours étrangères, semblait redouter que l'Angleterre fût favorable à l'Autriche, « son ancienne et fidèle alliée. . . Le mouvement actuel est strictement italien, il ne vise pas à autre chose qu'à séparer de l'empire allemand les provinces qui, par leur situation géographique, par la langue, par leur caractère, ne pouvaient demeurer unies à celui-ci que par la force brutale' ». Point exaltéde nature, il avait une foi robuste « dans les événements qui accélèrent la sûre libération de notre chère patrie et ouvrent la voie à la formation d'un grand Etat italien' ».

L'optimisme de l'opinion piémontaise était-il justifié? ne recouvrait-il point, au contraire, « de grandes illusions » et une méconnaissance de la situation des armées belligérantes? A premier examen, on pouvait croire à la supériorité des Italiens : au milieu d'avril, Charles- Albert devait compter sous ses ordres 60.000 Piémontais, 6. 000 Toscans, 3.000 hommes de Modène et ik' Parme, tous groupés dans la Lombardie occidentale; il pouvait en outre disposer de 14.000 soldats ponlificau.x conduits par le général Durando et 4 à G 000 volontaires lombards qui s'étaient groupés dans la Lombardie orien-

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