‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 117 sur 247 · M. de Butenval à M. Barocbe, 12 juillet · texte numérisé non relu

M. de Butenval à M. Barocbe, 12 juillet

2. Mémoire sur les opérations financières de M. de Cavour, ISSl.

une sympathie assez marquée ' », enfin une petite maladie, seule occasion de repos pour un ministre à trois départements, — et l'automne était arrivé, avec son cortège de brumes, de session parlementaire, d'interpellations et de graves préoccupations extérieures.

« La session prochaine sera difficile. Les députés se montreront exigeants. Les questions des principes se compliqueront de questions personnelles. Je suis loin d'avoir une grande confiance dans le succès -. » En écrivant ces lignes, dès le mois d'août 1851, Gavour ne se doutait pas combien l'avenir justifierait ces sombres pronostics.

Avant même de s'engager au Parlement, la bataille commença dans le ministère. Par bref du 22 août, le pape avait condamné comme schismatique le Traité de Droit Ecclésiastique, de Nuytz, professeur de^ droit canonique à l'Université de Turin ; le livre avait eu jusqu'alors un caractère officiel, sous Tiipprobation du gouvernement sarde que l'acte pontifical atteignait indirectement; en réplique, Cavour proposa de supprimer les traités ofticiels de dogme dans les universités du royaume ; tous les membres du cabinet adhérèrent à cette proposition, sauf le ministre de l'Instruction Publique, Gioïa; mis en minorité, celui-ci donna sa démission. Pour le remplacer, le roi désigna le D' Farini, médecin et ami d'Azeglio et de Cavour, et ce choix était une manifestation politique ' ; car Farini, né dans les Romagnes, exilé et retiré à Paris en iHii, avail participé en 1845 aux événements de Rimini et

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