‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 119 sur 247 · Massari, C'at;our, p · texte numérisé non relu

Massari, C'at;our, p

siasmé « de l'énergie déployée par le gouvernement français contre les fauteurs de l'anarchie ' » — engageait ses amis de la presse à beaucoup de prudence. Quelle serait la conduite de Louis-Napoléon dans les affaires italiennes? s'allierait-il aux empires de proie ? « Ferait-il quelque chose pour l'Italie », comme on lui en prêtait le mot"? Nouvelle et cruelle énigme. Et Camille prévoyait, peut-être, qu'un Bonaparte, maître de la France, mêlé dans sa jeunesse aux conspirations italiennes, adversaire-né des traités de 1815, ne pouvait qu'être favorable à la cause de l'Italie '.

L'opinion publique désirait connaître l'avis du cabinet, lequel était fort embarrassé, et eût préféré imiter la sagesse de Gonrart. Mais la discussion du budget des afïaires étrangères l'obligea à parler, et, en l'absence d'Azeglio — , le chevaleresque Massimo ne pratiquait point les maladies diplomatiques, mais souffrait cruellement, — l'inévitable Camillo dut se prononcer, sans se compromettre.

« Les circonstances actuelles de l'Europe, dit-il, bien que graves, ne paraissent pas conseiller au ministère un changement dans la direction qu'il a donnée à la politique du pays. Il continuera donc à marcher dans la voie qu'il a suivie jusqu'ici et les agents diplomatiques recevront l'ordre de la faire prévaloir dans les pays étrangers. [Écoutez ! Écoutez !) La politique adoptée jusqu'à ce jour n'est point une politique d'occasion et de détours ; c'est une politique dictée par l'état du pays, par notre devoir, par nos serments *. » Il ne pouvait guère dire autre chose.

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