Marquise d'Azeglio à son fils, !•' février
4. Le comte Revel à la Chambre des Députés, 7 février 1852. « La dictature cavourienne commen<.iiit [)ar une combinaison de partis », a écrit Oriani, La lolta volitica in Italia, p. o44.
parler*. » Irrité, il prêta Toreille aux rumeurs des ambassades qui trouvaient la discussion sur la presse « regrettable par l'espèce de solidarité qu'elle a semblé établir entre le centre gauche^ la gauche elle-même et le cabinet, et par la division correspondante qui a paru s'opérer entre lui et la droite^ ». Pour y répondre autant que pour se dégager des frasques de l'enfant terrible, il envoya à ses agents diplomatiques une circulaire protestant qu'on avait cru « très à tort à un revirement politique... Le ministère n'a jamais modifié sa politique... Ce n'est point le ministère qui est allé vers le centre gauche ; mais c'est celui-ci qui s'est rapproché du ministère parce qu'il a jugé que la politique invariablement suivie est telle qu'il peut y donner son adhésion ^ » C'était un coup droit à « Camille » ; l'autre ne broncha point, et continua à se frotter les mains, d'un geste bien connu de ses collaborateurs et qui signifiait que « tout allait bien ». Mais les relations entre ces deux hommes étaient « assez fraîches » ; Massimo avait ressenti si vivement les émotions de ces débats qu'il en était malade, et qu'on parlait déjà de sa retraite*.
Le tapage suscité par cet événement était à peine calmé qu'un autre incident le réveilla. La session parlementaire s'était close, pendant quelques jours seulement, et une autre s'était ouverte : le roi était venu, le 4 mars, au Parlement prononcer le discours d'usage, lequel n'avait rien de bien original, sauf d'annoncer le prochain dépôt de la loi sur le mariage civil; « cette loi, ajoutait-il, a un caractère purement civil, mais se lie aux intérêts religieux et moraux » ; aussi des né-