‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 126 sur 247 · M. de Butenval au marquis de Turgot, 11 février · texte numérisé non relu

M. de Butenval au marquis de Turgot, 11 février

3. Le chevalier M. d'Azeglio aux agents de S. M. sarde à l'étranger, 10 février 18o2.

t. M. de Butenval au marquis de Turgot, 16 février 1832.

SM CAVOCB

gociations avec Rome sont-elles engagées. Ayant ainsi parlé, le roi se retira au milieu des cris d'allégresse qui étaient désormais de rigueur. Il ne restait plus qu'à constituer le bureau; le président, Pinelli, un des vice-présidents, Benso, passèrent sans difficultés, mais, à la surprise des non-initiés, Ftattazzi fut élu ^dce-p^é5ident au troisième tour. Quoique plusieurs membres de la droite se fussent ralliés au dernier moment à cette candidature, l'élection souleva dans le monde « bien » de Turin xm toile dindignation : c Ce vilain Rattazzi, y disait-on, Cavour et les ministres l'ont poussé et le voilà élu en dépit de ses antécédents... C'est un grand scandale. 11 ne manque plus que de l'appeler au ministère ^ » Par cet incident se manifestaient la solidité du nouveau pacte, l'importance du glissement vers la gauche. M. d'Aze^lio était inquiet, hésitant sur son devoir, se comparant « à ce général qui, déserté par ses troupes, se met pourtant à leur tête pour cacher à l'ennemi la sédition ». D redoutait, en effet, qu'à Paris le cabinet clérical et autoritaire se choquât de cette évolution vers le h'béralisme et l'indépendance religieuse; il faisait affirmer au quai d'Orsay que a le ministère n'avait pas changé et n'entendait pas changer de politique », et écrivait à son représentant en France « de ne perdre aucune occasion de s'exprimer dans ce même sens* ».

Six semaines s'écoulèrent en actil travail au Parlement, où Cavour avait sa lai^e part : remaniements financiers, création d'un impJ»t personnel et mobiher, prélèvement sur les traitements des fonctionnaires, organisation d'uneCourdesComples ; vils débats au Sénat sur des dépenses engagées pour les fortifications sans l'autorisation de la haute Assemblée; discussion à la Qjambre d'un nouvel avenant au traité de commerce

\. ILarquise d'Azfg^lio 'a ton (ils, 0 mar» 1852.

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