Cavour à Castelli, 7 juillet
±. M. de Butenval au ministre, 25 juin d852.
3. Lord Malmesbury, Mémoires d'un ancien ministre, 17 juin 1852.
■i. Le cabinet tomba en décembre.
5. Cavour àAlfonso La Marmora, 15 juillet; à Castelli, 20 juillet 1852.
chers à leurs yeux... Certes, il ne faut pas s'exagérer l'appui que nous obtiendrions d'eux dans le cas d'une lutte matérielle ; mais les whigs feraient-ils davantage? C'est ce qui est fort douteux pour moi. La présence des tories au pouvoir n'a qu'un seul véritable inconvénient dans le moment actuel : c'est d'exercer une influence morale très fâcheuse en décourageant chez nous le parti libéral et en donnant de l'audace au parti rétrograde ^ »
Il avait repris les habitudes de ses précédents séjours, la fréquentation des grands clubs, la visite des musées, les séjours dans les couloirs de Westminster ou dans les galeries pour la proclamation des élections ; point de réceptions dans les sedons vidés par l'exode annuel vers les châteaux — « Londres est désert » — ; mais quelques dîners entre hommes, et des entretiens journaliers avec les chefs des partis. 11 avait plusieurs longues conversations avec le ministre des Affaires étrangères, lord Malmesbury, « fort gracieux, écrivait-il, et qui m'a dit beaucoup de bien de notre pays ' » ; en arrivant à Londres, il avait constaté, non sans quelque dépit, qu'il était tenu pour un assez mince personnage. Lord Palmerston lui avait déclaré, avec une certaine impertinence : « En Angleterre, on lient beaucoup à Azeglio, on a une grande confiance en lui ». Et Cavour ajoutait mélancoliquement dans une lettre intime: « Les 95 p. 100 des hommes politiques de l'Angleterre ne connaissent absolument qu' Azeglio; âlui seul ils attribuent tout le bien qui s'est fait en Piémont'. »
Tout captivé qu'il fût par la vie anglaise, Cavour ne se désintéressait pas de la politique sarde; il écrivait presque